Qu’est-ce que l’endroit où l’on grandit dit de nous ? Quelles traces garde-t-on de nos vies de quartier, des souvenirs accumulés et liés à nos géographies personnelles ?
C’est en récoltant les témoignages de nombreuses familles, ayant quitté la Muraille de Chine (quartier défunt et emblématique de la ville de Clermont-Ferrand) et qui ont vu leur maison et leurs souvenirs s’envoler, que la metteure en scène et autrice Marie-Anne Denis a choisi de livrer un récit fictionnel empreint d’une réalité saisissante, questionnant le lien entre notre « destinée » et notre lieu d’ancrage.
À l’intérieur d’un immeuble en cours de destruction, Kevin renoue avec ses souvenirs d’enfance, retraçant le parcours de sa vie entre ces murs étroits et ses rêves de grandeurs. C’est dans une succession de flash-backs que la fresque familiale et sociétale apparaît… Karine, la grande sœur qui parle tellement vite, que sa vie lui passe à côté. Juju, la petite sœur, qui elle, est bien déterminée à faire fonctionner l’ascenseur social du bout du couloir même s’il semble souvent en panne…
Des Tonnes et tonnes de gravats, c’est juste la vie de nos contemporains, celle que l’on devine quand, parfois, on se surprend à regarder des fenêtres éclairées le soir dans le quartier.
« La pièce explore avec justesse les fractures humaines et intimes. Une fresque familiale et sociale à la fois saisissante et puissante »
Texte et mise en scène : Marie-Anne Denis. Création sonore : Vincent Thiriat. Lumières : Pierre Court. Scénographie : Fabrice Coudert. Costumes : Carole Vigné. Collaboration chorégraphique : Sandrine Sauron. Avec : Léa Miguel en alternance avec Coline Kuentz, Mangane Ousseynou, Céline Porteneuve, Jean-Baptiste Tur.